Célébration de Samhain avec D’Elfe

Samhain, souffle ancien, s’avance dans l’obscurité.

Posée à mi-chemin entre l’équinoxe d’automne et le solstice d’hiver, cette fête est la plus significative des quatre grands temps sacrés celtes, et représente le Nouvel An.

Car chez les Celtes, l’année s’ouvre dans la nuit, comme la graine qui germe sous la terre avant de rejoindre la lumière.
Samhain marque le passage entre la saison claire et la saison sombre, un moment sans temps, qui n’appartient à aucune des deux saisons. Un cycle se referme, un autre prend racine, et dans cet interstice tout redevient possible.

C’est la nuit où le Sidh, le royaume invisible, se rapproche de nous. Le voile entre ce monde et l’Autre Monde devient si fin que les êtres divins, les esprits des morts et les mortels peuvent circuler librement de l’un à l’autre.
Cette proximité ne va pas sans prudence. Jadis on laissait des offrandes aux abords des villages et des champs pour les êtres féeriques, et l’on se déguisait en animaux ou en créatures étranges afin de ne pas tenter ceux qui rôdaient.
Une tradition raconte aussi que les tertres du Sidh s’ouvraient, leurs parois bordées de torches pour que les morts retrouvent leur chemin. Nos bougies allumées sur le seuil prolongent ce geste très ancien : éclairer la route de ceux qui reviennent nous visiter.

Dehors, les arbres dévoilent leur squelette, forme cachée de toutes choses. Les animaux s’enfoncent dans l’hibernation, la brume recouvre les champs. C’est le moment d’aller vers l’intérieur, d’écouter le murmure en soi et de laisser mourir ce qui doit l’être. Sous le signe du Scorpion, les chaînes se brisent : transformation, dépouillement, passage.

De nombreuses pratiques contemporaines en font un temps en trois étapes : se délester de ce qui pèse, honorer ses ancêtres, puis poser ses intentions pour la saison à venir. On installe volontiers un petit autel des ancêtres, avec photos, offrandes et lumière, et l’on accueille aussi bien les ancêtres du sang que ceux des lieux qui nous portent.

Cette fête a traversé les siècles sous d’autres visages. Pour recouvrir Samhain par une fête chrétienne comparable, la Toussaint fut d’abord fixée au 13 mai, puis déplacée au 1er novembre, sans doute en partie parce que nos ancêtres tardaient à abandonner Samhain. Halloween, la Toussaint, el Dia de los Muertos : partout, l’humanité se tourne vers ses morts à l’entrée de l’hiver.

Mais dans la nuit qui s’avance nous est offerte la promesse du jour.

Sous la surface endormie, dans le ventre noir et chaud de la Terre, le futur soleil du solstice se prépare. Tout semble se figer, et pourtant le monde se rêve à nouveau.
Mort et renaissance ne sont qu’un même mouvement, un même souffle sacré. Samhain est une fête de gratitude et d’espérance, car c’est dans la nuit que germe la promesse du jour.

Que la lumière qui s’éteint au-dehors s’allume dans nos cœurs et dans nos foyers.
/|\

Si tu veux découvrir la spiritualité de nos Terres et célébrer le nouvel an avec nous…
Ce sera aux Murmures le 31 octobre à 18h.
C’est gratuit… mais sur inscription (contact@lechampdesmurmures.fr)
Auberge espagnole après la cérémonie.

  • 00

    jours

  • 00

    heures

  • 00

    minutes

  • 00

    secondes

Date
31 Oct 2026
Heure
18h00 - 22h00
Catégorie

Intervenant